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Le Collectif des Fédérations Nationales des Arts et Traditions Populaires


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Us et Costumes N°12

 

Les personnifications de Noël

 

Nombreuses et parfois ambivalentes en raison du chevauchement des croyances qui leur sont rattachées les personnifications de Noël varient suivant les contextes socioculturels et les fluctuations de l'économie.

En France, on retrouve la coutume de personnages mythiques ou religieux distribuant des cadeaux et des friandises aux enfants, au moment de Noël. Les généreux distributeurs de cadeaux pourraient se résumer à trois personnages principaux.

 
Le plus ancien bienfaiteur des enfants est Saint Nicolas ; son culte est resté très populaire dans tout l’Est de la France. Puis, l'Enfant Jésus a été, jusqu'au début du XXe siècle au Canada, chargé de distribuer friandises et jouets. Dans le Nord de la France, il existait sous la forme du Christkindel et était accompagné de Hans Trapp, l'une des autres incarnations de la nuit de Noël. En Franche-Comté, c'était la tante Arie, dame de Noël, qui récompensait ou châtiait les enfants. Enfin, ce sera au tour du légendaire Santa Claus, chez les anglophones et du Père Noël, chez les francophones, de prendre la relève ; Santa Claus et le Père Noël sont un seul et même personnage, issus d'un glissement progressif depuis le Saint Nicolas traditionnel. Leur générosité touchera d'abord la classe bourgeoise avant de s'étendre, à partir des années 1930, aux milieux moins favorisés.

 

Pour les enfants du monde entier, la croyance en l'existence du Père Noël ou de Santa Claus, prit une telle importance avec la diffusion médiatique qu'elle se traduisit, à compter des années 1970, par l'envoi de lettres à ce dernier à sa résidence du pôle Nord.
 
SAINT NICOLAS
 

Autrefois évêque de la ville de Myra, située en Asie Mineure (Turquie actuelle), Saint Nicolas (270-310) serait décédé apparemment un 6 décembre. Ce serait donc pour cette raison qu'on célèbre la Saint-Nicolas ce jour-là.

La tradition rapporte que saint Nicolas de Myre s'est soucié du sort de trois jeunes filles de sa paroisse. Leur père, un noble appauvri, était sur le point de les vendre comme esclaves afin d'améliorer la situation familiale. Dans l'Antiquité, il n'était pas rare que la dot d'une jeune fille serve à subvenir aux besoins de ses parents et de la famille. Nicolas de Myre est considéré saint parce qu'il a su voir l'asservissement qui menaçait les trois jeunes filles. Il leur fit don de pièces d'or qui servirent de dot et leur permirent de retrouver la liberté. Le fardeau de la pauvreté ne les menaçant plus, chacune des jeunes filles pu alors choisir son destin.

   

Certaines versions de cette histoire racontent que saint Nicolas aurait jeté les pièces d'or par la cheminée. D'autres rapportent qu'il les auraient laissées sur le pas de la porte ou qu'il les auraient lancées par la fenêtre. Durant la période de Noël, un personnage, qui ressemble assez curieusement à saint Nicolas, descend tout comme lui par la cheminée pour nous apporter des cadeaux. Qui peut douter de l'existence du père Noël en connaissant ses origines et l'esprit du personnage? Saint Nicolas de Myre revit dans chacun des cadeaux de Noël qui réjouissent les cœurs.

Reconnu pour sa grande générosité, il devint, au Moyen Age, le patron des petits enfants puis des écoliers.

   

Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens. L’Est de la France conserva cependant cette ancienne coutume catholique. Ce donateur attentionné, représenté sous l'aspect d'un vieillard à barbe blanche portant un long manteau à capuchon ou parfois même des habits épiscopaux, demeurait néanmoins un personnage moralisateur. Il récompensait les enfants méritants et punissait les ingrats et les dissipés. Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l'Enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.

LE PERE Noël

C'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux. L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clément Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

 
Dans son récit, devenu en quelque sorte une légende, Moore dépeint le généreux donateur sous la forme d'un curieux petit lutin qui descend dans les cheminées et voyage dans les airs, au moyen d'une carriole miniature tirée par huit rennes, prénommés Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donder et Blitzen.

L'influence de la presse américaine fit perdre progressivement à Saint Nicolas ses attributs moralisateurs au profit d'un personnage

essentiellement généreux, Santa Claus. Malgré cela, l'ancienne habitude de menacer les enfants dissipés de ne pas recevoir de

cadeaux de Santa Claus continuera de persister dans la culture populaire.

En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste à l'emploi du journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustra au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus, connu chez les francophones comme étant le père Noël. En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux Etats-Unis. L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".


Frédéric Joncour-Pluvinage

(informations trouvées sur internet)

 


 

La Pastorale et la crèche

Les recueils de Noël se multiplièrent à la fin du XVIe siècle. On y trouvait, à côté des chants de Noël, des courtes saynètes appelées pastorales, à cause de l'importance accordée aux rôles des bergers dans la célébration de la Nativité, et par analogie avec un mode littéraire à la mode dès le XVIIe siècle.

En Franche Comté et en Provence, les crèches parlantes sont issues en partie de cette tradition de jouer la Nativité. Les premières crèches spectacles étaient des crèches mécaniques.
 

Au début du XIXe siècle, les crèches de marionnettes se répandirent et développèrent des spectacles où les prouesses de la machinerie et les situations fantaisistes primaient sur le religieux.

Les pastorales détrônèrent ce type de théâtre populaire. La plus célèbre des pastorales a été écrite en 1844 en langue provençale par Antoine Maurel et est, depuis, jouée tous les ans.

 
La crèche provençale veut représenter l'événement de la naissance du Christ dans la vie quotidienne des simples gens. Jésus ne naît pas dans une grotte, au milieu des palmiers, mais dans l'étable d'un mas ou dans une bergerie. La représentation de la crèche provençale est "codée" comme les santons. Elle est généralement constituée d'une colline, sur laquelle se dresse un moulin ainsi qu'une ou deux maisons, de l'étable qui abrite la Sainte Famille ; on ajoute parfois un pont, un cours d'eau ou un puits.
La coutume de la crèche familiale naît ensuite à Marseille au début du XIXe siècle, avec les santonniers créant leurs petits santons d’argiles. Tout un peuple de personnages non bibliques apparaît autour de Jésus : ce sont les personnages du petit peuple de Marseille. À l'exception de la Vierge, de Saint Joseph et des rois mages, les santons portent le costume du pays marseillais.
   
 

Frédéric Joncour-Pluvinage

(informations trouvées sur internet)


 

Le sapin de Noël

L'arbre de Noël regroupe plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L'étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix.

Au XIe siècle, on présentait des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis fort populaire durant l'Avent. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l'arbre du Paradis. Au cours du Xve siècle, les fidèles commencèrent à l'installer dans leurs maisons, le 24 décembre, jour de la fête d'Adam et Eve.

 

Toutefois, le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521. Il fut ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l'apporta à Paris en 1837, après son mariage avec le duc d'Orléans. Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche

Les Alsaciens et Lorrains réfugiés en France après la guerre de 1870 continuèrent à le populariser.
   
Les divers éléments servant à son ornementation furent d'abord conçus à la maison, avant d'être produits en industrie. Au milieu du XVIIe siècle, l'illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du XXe siècle, par des ampoules électriques. D'autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront au tournant du XXe siècle.

Frédéric Joncour-Pluvinage

(informations trouvées sur internet)

 


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