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Le Collectif des Fédérations Nationales des Arts et Traditions Populaires


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Us et Costumes N°10

 

Si nous parlions d'accordéon

Cet instrument figure dans la plupart des musiques traditionnelles, tant françaises qu'étrangères et bien sûr dans nos régions. Qu'ils soient diatoniques, chromatiques, en bois ou en matière "plus moderne", à boutons ou à touches, l'accordéon est omniprésent.

Appelé le "piano du pauvre", il prit pourtant naissance dans les salons romantiques à Vienne en 1829.

Tout d'abord, il n'y avait qu'un clavier (au chant à la main droite). Il lui fut ensuite ajouté un second clavier pour la main gauche.

 


1845

Il devient par la suite l'instrument populaire que l'on connaît. Cet instrument, par rapport à d'autres, tel que le violon ou la flûte, aura évolué très rapidement en un siècle et demi.

Les premiers instruments étaient fort simples, de 5 à 30 touches jusqu'aux environs de 1840 pour ensuite arriver à 150 boutons vers 1900.

Par contre le diatonique (principe du tiré/poussé, c'est-à-dire deux notes par bouton) limita la liberté harmonique, car il n'avait qu'une, deux ou trois tonalités liées aux accords. Un diatonique actuel à trois rangées permet 5 tonalités (en principe 3 majeures et 2 mineures). Il est évidemment possible de posséder 2 ou 3 accordéons accordés différemment mais, si j'ose dire, c'est un peu "lourd".
   

L'apparition de l'accordéon chromatique permettra de solutionner cet obstacle, et de "jouer" dans toutes les tonalités ; de plus les basses seront plus "complètes" et harmoniques surtout, lorsqu'il s'agit d'accompagner une chanteuse ou un chanteur.

Le principe de l'accordéon est basé sur celui de la voix humaine, soit 3 éléments :

l'arrivée d'air, aspiration, le soufflet jouant le rôle des poumons et le système sonore que sont les cordes vocales.

   
Le principe sonore de l'accordéon est la anche libre ; celle-ci est une languette métallique fixée à une extrémité et dont l'autre vibre dans les deux sens. Selon la pression donnée par l'intermédiaire du soufflet, on peut obtenir un son "pianissimo" ou "forte", ce qui permet d'exprimer et de moduler le son, soit l'expression musicale, suivant l'intensité du "souffle" donné par le musicien.
   
Il y a aussi différentes façons d'accorder l'instrument, c'est-à-dire le timbre "sec" ou "riche" selon le style de musique. Pour ce faire, les accordéons modernes sont équipés de "registres" tel que "musette", "basson", "tango", "plein feu", etc. Les accordéons anciens possédaient des "tirettes". Un diatonique actuel a jusqu'à 9 registres, ce qui permet une bonne variété sonore en fonction du style de musique que l'ion désire accompagner.

 Un instrument encore utilisé de nos jours dans certains genres de musique est l'harmonica. Celui-ci a joué un rôle important dans l'histoire de l'accordéon car il l'a précédé de quelques années. Son inventeur allemand serait Freidrich Buschmann, vers l'année 1821. Cet instrument a été doté de 15 lamelles métalliques vibrant sous le souffle de la bouche. D'ailleurs aux environs de 1825, Damien reprenant une idée de Buschmann, ajouta une sorte de petit soufflet à un harmonica appelé BLASBALGHARMONICA permettant avec deux anches de donner deux sons en "tirant" et "poussant" le soufflet. Plus tard, en 1929, Sir Charles WEASTSTONE explique la transformation d'un "SYMPHONIUM" à bouche en "SYMPHONIUM" à soufflet qui donnera la naissance au fameux "CONCERTINA". Il n'est pas dans mon propos de décrire ici l'histoire de l'harmonica. Admettons que l'accordéon a remplacé celui-ci dans la plupart des cas.

 

Nous continuerons la suite de l'histoire de l'accordéon dans notre prochain numéro. Amis accordéonistes, à bientôt donc.

Henri Simoni

 


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